Quand vous confiez l’étude de votre machine, de votre armoire ou de votre ligne de production à un bureau d’études, vous ne confiez pas un dossier à une marque : vous le confiez à une personne, à son expérience et à ses réflexes. Cet article répond simplement à la question que tout client est en droit de se poser : qui est derrière Flandre Systèmes, et d’où vient son expertise ?
Flandre Systèmes, c’est :
- Des études en électricité industrielle : schémas, notes de calcul, armoires de machines spéciales et de distribution ;
- Du revamping et de la modernisation d’équipements en service ;
- De l’instrumentation industrielle et des études d’éclairage DIALux.
Les fondations : de la maintenance à l’ingénierie
Tout commence par les mains dans les machines, à Calais. Dès 2004, en parallèle du BTS : maintenance électromécanique chez GrafTech (ex-UCAR, sidérurgie) pendant les arrêts d’été des fours, et un stage de modélisation d’une ligne de mise en peinture chez Meccano — en immersion avec des équipes issues d’un établissement de travail adapté, une leçon d’humilité et de pédagogie qui sert encore aujourd’hui.
Le BTS Mécanismes et Automatismes Industriels est obtenu en 2005 (lycée F. Ozanam, Lille), avec un projet de fin d’études déjà complet pour Adrien Diffusion (agroalimentaire, Orchies) : la conception et la fabrication d’une ensacheuse-peseuse de légumes transformés — trémie, convoyeurs, pesage, scellage des poches, électricité, pneumatique, programmation et mise en service. Puis un an de maintenance électromécanique en intérim, principalement en production automobile : l’école du dépannage, celle qui apprend qu’un beau schéma doit d’abord être un schéma dépannable.
Suit l’apprentissage d’ingénieur chez AGC Automotive (verre automobile), au service industrialisation : adaptation des lignes et des programmes automates, trajectoires de robots ABB, et la responsabilité de la fonction métrologie du site — étalonnages, gabarits de mesure 3D à capteurs LVDT, préparation de l’audit ISO TS 16949. Le diplôme d’ingénieur CESI est obtenu en 2009 par la voie de l’apprentissage : trois ans à cheval entre les cours et l’usine.
20 ans de projets, secteur par secteur
2010-2012 — Nucléaire, pharma, ferroviaire
Consultant projets électricité-automatismes (Davidson Consulting) : démantèlement de la salle de conduite et de la salle automate de l’atelier MAPu chez AREVA La Hague — études, modes opératoires avec les techniciens de radioprotection, solution de réalimentation des circuits devant rester fonctionnels, remise en service et validation par l’ASN ; en industrie pharmaceutique, programmation d’une ligne de dépotage de poudre dupliquée sur trois machines, puis suivi de chantier, essais et mise en service de cinq lignes de dépotage à Orléans ; et chez Bombardier Transport à Crespin (ferroviaire), essais de composants mécaniques et modernisation de l’automatisme de la rampe de crash test, où la logique câblée cède la place à un automate de sécurité.
2013-2016 — Transmettre
Chef de projet pour l’Éducation nationale (académie de Lille) : conception, prototypage et déploiement de 25 maquettes pédagogiques pour les salles de travaux pratiques des BTS électrotechnique, automatismes et mécanique — du recueil des besoins avec les enseignants jusqu’au contrôle à réception, en passant par quelques remplacements de cours. Savoir expliquer est une compétence d’ingénieur à part entière : elle sert ensuite dans chaque notice, chaque formation, chaque réunion de chantier.
2016-2019 — Premier passage en indépendant
Supervisions sur tablettes via web pour des brasseries (S7-1200, micro-automates), pour libérer l’exploitant de la surveillance au pied de la machine ; supervision de chantiers électriques d’installations de méthanisation agricole : vérification du respect des plans, mise en service des programmes, réception.
2019-2020 — La machine hors norme
Chef de projet machines spéciales pour Alcatel Submarine Networks à Calais : modernisation du banc de traction 100 tonnes de qualification des câbles sous-marins — motorisation de torsion sur poulies de 4 mètres, refonte des chariots à jauges de contrainte, développement LabVIEW pour la génération automatique des rapports d’essais, pilotage tous corps de métier et qualification de l’installation. Ce projet d’un an fait l’objet d’une étude de cas complète.
2021-2022 — Automatismes, instrumentation et grands donneurs d’ordres
Revamping des capteurs d’un silo portuaire pour Nord Céréales à Dunkerque : blocs de communication Schneider M580 pour capteurs IO-Link, Modbus TCP et RTU — le terrain qui nourrit aujourd’hui notre article sur IO-Link et l’industrie 4.0. Puis un projet HVAC nucléaire pour Equans et le CEA Paris-Saclay : PID, analyse fonctionnelle, spécifications d’instrumentation, architecture Siemens S7-1500, programme TIA Portal, FAT/SAT. Et chez Artelia Industrie, des études pour Synthomer, Metex, TotalEnergies (Feluy), Shell Lubricants (Gand) et Croda : instrumentation, boucles, carnets de câbles, mises à la terre, éclairages — l’expérience derrière nos guides sur le choix d’un débitmètre et les études d’éclairage DIALux.
2023-2024 — Chimie et process
Chef de projets sur le site Cargill d’Haubourdin : dévoiement complet des alimentations puissance et commande d’un bâtiment en démantèlement (nouveau TGBT, migration d’automates, automate de sécurité), puis conversion d’une usine — 10 trémies, transport pneumatique de poudre, TGBT Simocode, variateurs, essais et mise en service en coordination avec tous les corps de métier.
Depuis avril 2024 — Flandre Systèmes
La création du bureau d’études, à Marck : reprises et créations de schémas pour Pouchain, atelier de convoyage Demeyere, revamping complet d’un silo de stockage de céréales (TGBT, armoires d’automatismes, de puissance et d’utilités), armoires de broyeurs à paille avec leur sécurité machine, armoires de variateurs pour moteurs haute vitesse avec conception 3D Solidworks, études d’éclairage et modifications d’armoires pour divers clients.
Un BTS en candidat libre… à 40 ans
En juin 2026, seize ans après le diplôme d’ingénieur, Franck a passé — et obtenu — le BTS Électrotechnique en candidat libre. Pourquoi repasser un bac+2 quand on est déjà ingénieur diplômé et certifié en mécatronique et management de projets (Polytech Lille, 2017) ?
Parce que l’électrotechnique est le cœur du métier de Flandre Systèmes, et que les référentiels, les normes et les technologies de 2026 ne sont pas celles de 2005. Revalider ses fondamentaux devant un jury, sans aménagement, c’est s’imposer la même exigence que celle qu’on met dans un dossier d’étude : vérifiable, à jour, sans approximation. C’est aussi une conviction sur la formation continue — dans un métier où une norme change tous les cinq ans, l’expertise est un entretien permanent, pas un acquis.
Le dernier maillon de ce parcours est un BTS Électrotechnique passé en candidat libre à 40 ans, obtenu en juin 2026 — une remise à niveau normative volontaire, racontée en détail dans un article dédié.
Compétences, outils et habilitations
| Domaine | Détail |
|---|---|
| CAO électrique & calculs | EPlan, See Electrical, AutoCAD Electrical, Caneco BT, DIALux, AutoCAD 2D, Solidworks |
| Automatismes | Schneider (M580, Unity), Siemens (S7-1200/1500, TIA Portal), Omron, ABB ; supervision WinCC, Vijeo, PCVue ; NI LabVIEW ; robots ABB et Kuka |
| Métiers | Ingénierie, régulation, électricité industrielle (HT, BT, courants faibles), métrologie, instrumentation, sécurité machine |
| Habilitations électriques | B2V, BR, BC, H2, HC |
| Secteurs d’activité | Chimie, machines spéciales, sidérurgie, automobile, agroalimentaire, pharmaceutique, nucléaire, ferroviaire, céréalier/portuaire |
| Formation | BTS MAI (2005) · Ingénieur CESI par apprentissage (2009) · BTS Électrotechnique en candidat libre (juin 2026) |
| Certifications | Mécatronique & management de projets — Polytech Lille (2017) · Solidworks CSWA Mechanical Design (2023) · AutoCAD — certification TOSA (2024) · Solidworks CSWA-Electrical (2026) |
| Langues | Anglais technique (cahiers des charges et spécifications rédigés en français et en anglais) |
Ce que ce parcours change pour vos projets
- Un interlocuteur qui a fait de la maintenance : les schémas sont pensés pour être dépannés à 3 h du matin, pas seulement pour être beaux en revue de projet ;
- Une culture multi-secteurs : les exigences du nucléaire et du pharmaceutique (traçabilité, dossiers, FAT/SAT) profitent à tous les projets, même les plus simples ;
- Le pilotage de A à Z : cahier des charges, consultation, suivi de chantier tous corps de métier, essais, qualification — un seul responsable du fil conducteur ;
- La mesure au cœur : un passé de responsable métrologie, ça change la façon de spécifier un capteur, une chaîne d’acquisition ou une boucle de régulation ;
- La transmission : notices, formations et comptes rendus rédigés pour être compris — un réflexe hérité des années Éducation nationale.
Conclusion : un parcours au service du vôtre
De la maintenance en sidérurgie au pilotage d’un banc d’essai de 100 tonnes, du démantèlement nucléaire aux armoires de machines spéciales : ce sont ces vingt années de terrain que Flandre Systèmes met dans chacun de vos dossiers. Basés à Marck, près de Calais, nous intervenons pour toute la France — les études se mènent à distance, les déplacements se réservent aux relevés, mesures et points clés du projet — pour les bureaux d’études, équipementiers et PMI industrielles.
Découvrez nos réalisations, notre approche du coût d’une étude en électricité industrielle — ou faisons simplement connaissance autour de votre projet. Vous pouvez aussi suivre l’activité au quotidien sur LinkedIn : le profil de Franck Bauchet et la page Flandre Systèmes.
Questions fréquentes
Qui est le fondateur de Flandre Systèmes ?
Franck Bauchet, chef de projets et ingénieur d’études en électricité et automatismes. Ingénieur CESI diplômé en 2009 par apprentissage, certifié en mécatronique et management de projets (Polytech Lille, 2017), il a fondé Flandre Systèmes en avril 2024 à Marck, près de Calais, après vingt ans de projets industriels.
Quels sont les diplômes et qualifications de Franck Bauchet ?
BTS Mécanismes et Automatismes Industriels (2005), diplôme d’ingénieur CESI par apprentissage (2009) et BTS Électrotechnique obtenu en candidat libre en juin 2026. S’y ajoutent les certifications Mécatronique et management de projets de Polytech Lille (2017), Solidworks CSWA Mechanical Design (2023) et CSWA-Electrical (2026), et la certification TOSA AutoCAD (2024). Il détient les habilitations électriques B2V, BR, BC, H2 et HC.
Dans quels secteurs Flandre Systèmes a-t-il de l’expérience ?
Chimie, machines spéciales, sidérurgie, automobile, agroalimentaire, pharmaceutique, nucléaire, ferroviaire et céréalier/portuaire — avec des références comme AREVA La Hague, le CEA Paris-Saclay, Bombardier Transport, Cargill, Nord Céréales, Synthomer, TotalEnergies, Shell Lubricants ou Croda.
Quels logiciels utilise le bureau d’études ?
Pour la CAO électrique et les calculs : EPlan, See Electrical, AutoCAD Electrical, Caneco BT et DIALux. Pour les automatismes : Schneider, Siemens (TIA Portal), Omron et ABB, avec les supervisions WinCC, Vijeo et PCVue, NI LabVIEW pour l’acquisition de données, et Solidworks pour la conception 3D.
Pourquoi passer un BTS Électrotechnique quand on est déjà ingénieur ?
Pour revalider les fondamentaux du cœur de métier devant un jury, avec les référentiels et les normes d’aujourd’hui — pas ceux de 2005. Décroché en candidat libre en juin 2026, ce BTS traduit une conviction : dans un métier où les normes évoluent en permanence, l’expertise s’entretient, elle ne se décrète pas.
Où intervient Flandre Systèmes ?
Partout en France. Le bureau d’études est basé à Marck, près de Calais, dans les Hauts-de-France, mais les études (schémas, notes de calcul, dossiers) ne nécessitent pas de présentiel : elles se réalisent à distance pour toute la France, avec des références jusqu’en Belgique. Des déplacements ponctuels sont organisés pour les moments qui le justifient : relevés sur site, mesures, et points importants du projet (lancement, réception, mise en service). Pour suivre les projets en cours, rendez-vous sur le profil LinkedIn de Franck Bauchet.
Flandre Systèmes va-t-il au-delà des schémas ?
Oui : le périmètre couvre l’analyse du besoin, le cahier des charges, les études électriques et d’automatismes, la consultation des fournisseurs, le suivi de chantier tous corps de métier, les essais, la mise en service et la qualification — comme sur le retrofit du banc de traction 100 tonnes, piloté de A à Z pendant un an.
Quels types de clients accompagnez-vous ?
Des bureaux d’études en sous-traitance de capacité, des équipementiers et constructeurs de machines, et des PMI industrielles qui n’ont pas de bureau d’études intégré — pour la conception, la modernisation et la mise en conformité de leurs systèmes électriques et automatismes.

